An environnement complexe et instable, Ressources Humaines agiles et créatives

Une connaissance, spécialiste de la DBT (Digital Business Transformation) au sein d’un prestigieux acteur du marché de la transformation digitale, m’a récemment confié alerter ses clients frileux à mener des « mouvements business » innovants par la phrase suivante : « si vous, vous ne le faites pas, alors Amazon le fera ».

Alors que la technologie fait aujourd’hui partie intégrante de l’entreprise dans toutes ses strates, que cette nécessité de la transformation digitale est acquise dans une majorité d’entreprises, cette conclusion, pragmatique et pleine de bon sens, nous révèle peut-être que nous ne sommes qu’au début du chemin et que la question de la transformation digitale est, en quelques sortes, l’arbre qui cache la forêt.

Probablement que tout commence alors pour les entreprises, aujourd’hui confrontées à une multitude de disruptions sur leur cœur de métier et qui doivent plus que jamais faire évoluer la façon dont elles se créent, créent leurs produits, leurs services, la façon dont elles les distribuent, donc globalement leur création de valeur, en anticipant l’évolution du comportement des consommateurs.

Car ce sont bien plus que jamais les consommateurs qui drivent le changement. La compréhension de leurs besoins n’est qu’un préalable. La force des marques est insuffisante pour créer à elle seule de la préférence. La proposition de valeur d’une entreprise se construit désormais avec des approches plus larges.

Il faut résoudre des problèmes que ne se posent même pas les clients, simplifier des actions ou des actes d’achats ou de consommation pour faire la différence. Penser les produits avec ces éléments en ligne de mire et non pas développer un produit puis se poser ces questions.

Et pour savoir comment agir, quelle solution imaginer, quelle technologie utiliser, comment produire cette nouvelle valeur, il faut maitriser de nouvelles disciplines, être capable d’interagir avec de nouveaux acteurs, décoder de nouveaux signaux. En somme, intégrer des compétences (naturellement présents chez les pure player qui disruptent les marchés) capables d’accélérer cette transformation.

Naturellement de nouvelles expertises émergent et on peut se dire que plus de la moitié des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent pas encore et que les métiers liés au numérique connaîtront une hausse considérable.

On parlera plus volontiers de technologie et non plus d’IT et tous les métiers liés à l’analyse et l’exploitation de la Data auront toujours le vent en poupe.

Le 30 janvier dernier à l’ESCP, à l’occasion du meetup d’EdFab, de nouvelles fonctions ont été présentées parmi lesquelles :

  • L’inbound marketer (en charge de la création d’un contenu inédit et de qualité – à l’instar d’un blog – et de l’optimisation de sa visibilité grâce au référencement sur les moteurs de recherche)
  • Le growth hacker (la fonction englobe des champs variés du marketing digital, tels que le référencement sur le Web et la publicité en ligne, le code, la rédaction de contenu Web, l’automatisation des tâches marketing, l’analyse du trafic)
  • Le creative technologist ou Design thinking (la fonction consiste à créer de l’innovation créative)
  • Le social media manager (la fonction consiste en la présentation de la stratégie sociale auprès des collaborateurs, la formation des équipes, les tests de nouveautés – les chatbots, par exemple -, les rencontres avec les médias sociaux et les agences, mais, aussi, l’analyse des performances au service du business)

En résumé, des expertises nouvelles et spécifiques, relatives notamment à la création de contenus, aux évolutions du digital, à la collecte, l’analyse et la restitution de données.